Une fleur va mourir auprès de l’étang bleu

C’est la fin de l’été, la saison est jolie

Le soir a frissonné au son voluptueux

D’un pétale tombé sans bruit sur la prairie


Le silence attentif palpite de murmures

Petite voix de l’eau, appel d’un lézard vif

Grignotement discret caché dans la ramure

Oiselet divaguant son doux appel furtif


Quelle est cette douleur qui vient me toucher l’âme

Comme on se désincarne en refermant les yeux ?

Le tout dernier baiser dont la rosée se pâme :

Une fleur va mourir auprès de l’étang bleu

 

LORRAINE

l_rose