heureuse

 

La nuit n’est pas complète, le soir s’appesantit

Sur la fête d’été . Avoir vingt ans à peine

Danser sous les lampions et inviter Fanny

La tenir contre soi, inviter Madeleine

 

Qui rit si doucement qu’on dirait un sanglot.

Ses yeux ont la douceur de la colombe grise

La prendre par la taille et entendre l’écho

De son cœur palpitant sous la jolie chemise

 

La nuit n’est pas complète quand on est amoureux

D’elle ou bien d’une autre et que se noue l’idylle

Sans bien savoir comment. Mais puisqu’on est heureux

Prendre un baiser coquin sur la bouche fragile

 

Et garder dans sa main la main qui s’abandonne

Marcher dans les allées et savoir que demain

Aura ce goût de miel qui déjà tourbillonne

Dans la nuit descendue tout au bout du chemin


 

LORRAINE

(D'après une consigne des "Impromptus" : commencer par le premier vers et ensuite, inventer...)