(A la mode de Verlaine : voir « Green »)

 

XXX

 

Voici ma main, mon bras, et ma taille et mes hanches

Et puis voici mes yeux qui ont pleuré pour vous

Ne me demandez pas s’ils sont verts ou pervenche

Et qu’à m’aimer enfin vous consentiez surtout !

 

J’arrive toute émue déjà par le baiser

Que sur mes doigts offerts vos lèvres poseront

Souffrez que mon élan dans vos bras réfugié

Rêve de votre amour et de mon abandon

 

Sur votre coeur lassé je repose ma tête

Tout affolée encor de vous avoir aimé

Laissez-la s’évader, vous qui êtes poète

Et que je souffre un peu puisque vous repartez.

 

LORRAINE

 

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(Portrait de femme de Madame Vigée-Lebrun)