Les sapins dévalent la colline jusqu’à la  prairie où coule la rivière. Une prairie baignée du soleil de 3 h., douce, endormie, inclinée vers les berges humides.

 

         Un chien aboie, l’ air a la clarté fugitive du ciel bleu où vogue seul un  nuage blanc arrondi en nacelle. Ce silence qui m’encercle a le goût aérien d’un vol d’oiseaux surgi soudain et des arabesques que dessinent les deux mésanges familières.

 

         Loin, un tracteur s’affaire. Comme un ange protecteur, le cèdre aux bras étendus balance son ombre sur ma « chaumière » assoupie. Je suis bien.

 

 

 

LORRAINE