L’immensité du bois vient me conter fleurette

Comme un bonheur  fané qui ne veut pas mourir

Je longe le chemin et l’ombre violette

Frissonne un vieux refrain léger comme un soupir

 

Sous le dôme feuillu s’avance ma jeunesse

Je la croyais perdue et pourtant la voilà

En sandales et pieds nus, où allais-je, seulette ?

Au premier rendez-vous. Au beau temps des lilas.

 

Mon passé a des ailes. Et volent les années

Comme en un tourbillon .Quand as-tu pris mon bras ?

Quand donc t’ai-je dit oui  dans le soir étoilé?

Pour toujours ! A jamais ! Tant que mon cœur battra !

 

Un  parfum d’autrefois embaume le silence

Tu n’es plus, mais je sais que ton ombre parfois

S’en vient à mes côtés retrouver l’insouciance

Du bonheur éperdu comme au temps des lilas

 

LORRAINE

 

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