09 novembre 2009
THEO

Entendez-vous mon arrière-petit-fils? Il fredonne :"Au bois, Joliette, au bois je m'en vais. Cueillir des violettes, et puis je reviendrai"...
Vous dites que ce sont des refrains d'arrière-grand'mère?..Eh bien, vous avez raison!
PASSANTE
18 août 2009
INTERMEDE
"Les Chapeaux de paille" vous donnent rendez-vous demain. Aujourd'hui on ferme!
De passage dimanche à Givet, Passante a été surprise en flagrant délit de frivolité!..
Elle essaya ce chapeau de paille qui la tentait sur les quais de la Meuse où se tenait une fête en plein air. Non, elle ne l'a pas emporté. Bruxelles donne rarement l'occasion de s'abriter du soleil et elle n'a pas de jardin. Alors!...
A DEMAIN!
25 juin 2009
JE M'ENVOLE...
Je m'élance, je vole, je plane. Le vent caresse mes plumes colorées d'aurore, mon corps léger traversant les nuages, comme aussi les ondées ou l'éclatante journée d'aoüt.
Sansonnet ou ménure, tourterelle ou mésange, quelle apparence m'a-t-on donné? Je fus une personne, naguère; un voeu quelque peu décalé en un moment
d'égarement, eut l'heur d'amuser une fée.
- Tu seras exaucée, murmura-t-elle.
Et sa baguette toucha mes cheveux. Dès lors, j'eus le chant au bord des lèvres - pardon, du bec - et une apesanteur tourneboulante, mouvante, plongeante et véloce. Je glougloute ou je fredonne, je clabaude ou je jacasse, je roucoule et je jabote, étant tout ensemble passereau ou rapace selon l'humeur de la fée. J'adore!
Je hante
les forêts ou le sommet des monts, je guette d'un regard perçant le promeneur dont le pas me dérange, je hèle le coucou d'un "coucou" provocant, j'ameute le merle haut perché et je croasse avec le corbeau.
Je volete par-dessus votre tête. Bonjour!
LORRAINE
07 juin 2009
ROSINE ET L'ANGE
J’ai quatre ans, je suis une grande, maman l’a dit. C’est de nouveau Mademoiselle Raymonde l’institutrice, elle me demande :
-Bonjour, Rosine, tu es contente de rentrer ?
Oui, je suis contente, je suis déjà venue quand j’étais petite. Là, j’avais peur, mais maintenant non. J’ai ma place juste devant le bureau, mon petit banc est ciré et sent bon. Armand s’assied à côté de moi, on se connaît, son papa me pince la joue quand il me voit, mais je n’ose pas dire que ça fait un peu mal. Il rit, il parle fort, mais il est gentil.
Il y a plein de nouveaux, des qui pleurent, et des qui se collent à leur maman. Moi, j’ai pas pleuré. Je suis une grande.
Melle Raymonde tape dans ses mains. « Un peu de silence ,on va chanter ». C’est difficile de chanter parce que Laurette crie tout haut « Maman, maman ! Où elle est, maman ? ». On chante quand même. On entend moins Laurette quand on crie « « il faisait du vélo Pipo quand il était militaire, il faisait du vélo Pipo quand il était matelot »... J’aime bien cette chanson. Melle Raymonde claque encore une fois dans ses mains :
« On va faire la prière ». Moi je sais. Je reconnais ma main droite. Mais Armand lève sa main gauche et d’autres aussi. Melle Raymonde tourne le dos à tout le monde et lève la main droite : « Faites tous comme moi » et tout le monde sait d’un coup comment faire. C’est drôle.
Maintenant Melle Raymonde déroule une toile peinte pendue au tableau ; elle dit que c’est le ciel . Moi, je ne vois que des hommes et des dames à genoux, beaucoup, autour d’un homme qui a de la barbe et une couronne, comme le Prince de Blanche-Neige. Avec son bâton, Melle Raymonde montre ces gens et dit que ce sont des saints. Il y a aussi des anges avec des ailes.
- Vous aussi, mes enfans, vous avez un ange gardien.
Il est près de vous tout le temps, mais vous ne le voyez pas.
Je ne le vois pas ; mais puisqu’il est là, je lui fais une toute petite place sur le banc, entre Armand et moi. Armand s’assied dessus. Alors je le pousse très fort : « Recule, tu es sur l’ange ». Et maintenant Armand est par terre... Je ne sais pas comment ça se fait...
LORRAINE
15 mai 2009
A BIENTÔT!
JE PARS POUR TROIS JOURS! BON WEEK-END A TOUS AVEC TOUTE MON
AMITIE
PASSANTE
02 mars 2009
OUI OU NON?
Tout à coup, j’ai besoin de ranger : les pulls d’hiver, les souliers plats, les « papiers » qui traînent dans le bac à classement, la dernière facture à payer, le vaisselier où j’ai mis en coup de vent les bougies de Noël inutilisées, la bibliothèque (oh ! oui, la bibliothèque !), et les idées dans ma tête...
Ce ne sera pas le plus simple. Je me suis éveillée ce matin tiraillée entre la décision de mieux surveiller ma ligne et la crainte de me fatiguer, (je ressens encore un peu cette fin d’hiver), la volonté de marcher tous les jours (mais où, bon sang, dans cette ville sans issue ?), et le besoin de m’étendre nonchalamment sans rien faire. C’est quoi, cette inaptitude à décider même si j’ai envie de décider ?...Ma prise de sang était parfaite, elle a réjoui mon médecin : « cholestérol, magnifique ! »s’est-il écrié avec satisfaction, comme si c’était le sien !
Tout cela est réconfortant, mais voilà : aujourd’hui, je manque de courage ! Et pourtant, j’ai envie de ranger...
Démèlez donc pour moi ces caprices inhabituels d’une femme habituellement décidée ?
PASSANTE
18 janvier 2009
DUEL DE POESIE
Bonjour
à vous tous qui venez me lire ici avec amitié. J'ai été séduite par un
"Duel de Poésie" et hier j'ai envoyé mon poème, qui est publié sous un
autre pseudonyme pour éviter d'influencer les lecteurs. Donc parmi
d'autres, vous pouvez me retrouver...sans savoir que c'est moi! De quoi
mettre votre perspicacité en éveil! Et votre flair! Les commentaires
apportent des points aux auteurs, qui seront ajoutés à ceux décernés
par le jury.
Voilà! Si vous voulez rendre une petite visite à ce site et parcourir ce combat de poètes, je vous donne l'adresse:
http://point-d-interrogation.over-blog.com/
Une fois sur le site, vous descendez jusqu'au texte écrit en jaune. Les poèmes suivent.
Je reproduirai cette annonce au cours de la quinzaine prochaine. Pour
moi (comme pour vous, d'ailleurs), c'est un jeu. C'est ainsi que je le
prends, non comme un combat féroce entre rivaux!... D'ailleurs, les
"rivaux" sont très sympathiques. J'allais oublier le thème: "Point de
vue" (opinion ou paysage). Bonne lecture!
LORRAINE
12 janvier 2009
LA NEIGE ...ENSEMBLE!

Florence aime Athéna, Athéna aime Florence, toutes deux aiment la neige...ensemble!
Passante
Photo FabVDV
01 novembre 2008
LE VAGUE A L'AME
S'il est une expression qui traduit bien un certain état d'esprit, c'est le "vague à l'âme". Ni vraiment tristesse, ni vraiment souffrance, elle reflète ce que j'éprouve en ce moment: un flou hésitant, une fatigue indéterminée, aucun goût particulier ni d'ailleurs aucune vraie détresse. Simplement l'envie d'abandonner d'un coup d'oeil indifférent les petits devoirs quotidiens et de me fourrer au lit.
Qui m'en empêche? Personne. Sinon moi...Car la vieille habitude d'être "un petit soldat" bien rodé, me prend alors à la gorge. Je m'entends murmurer: "Non, surtout pas, tu n'en sortirais plus, de ce lit". Ce qui est faux. J'en sortirai certainement, je me connais, il me suffit souvent de m'étendre pour récupérer très vite
le moral. Et d'être à nouveau debout en deux temps trois mouvements.
Alors? Le "vague à l'âme" est vigilant. Il me dit oui, il me dit non, pour bien m'enfoncer dans l'incertitude. Car il sait, le bougre, que je n'ai jamais supporté l'indécision. Que l'action est mon moteur, la nonchalance mon refus. Il sait que je ne coupe pas les cheveux en quatre, donc il me renvoie l'image de quelqu'un qui hésite, histoire de m'énerver un peu. Il a plus d'un tour dans son sac, le vague à l'âme. Il chuchote: "Regarde comme il fait beau dehors. Tu n'as pas envie de sortir?". Si, évidemment...mais je n'en ai pas le courage. Me l'avouer c'est retomber dans ses rets.
Allons, je sais aussi que le vague à l'âme est passager. Que le secouer c'est d'abord y réfléchir. Et pour bien y réfléchir, c'est décidé: je vais me fourrer au lit...
PASSANTE
10 octobre 2008
BIENVENUE
Je vous dis bonjour à tous, habitués de « Cahier du Soir » qui me rejoignez ici et nouveaux venus. Pour ceux-ci, je copie le lien qui donne accès à mes textes précédents : « Cahierdusoir.sosblog.fr ».
Trop de difficultés techniques sur ce dernier site m’ont lassée. C’est pourquoi j’ai émigré vers canalblog dont la solidité n’est plus à prouver.
J’espère reprendre le dialogue avec vous, interrompu bien malgré moi
Merci d’être là.



