mercredi 30 juillet 2014

LES LETTRES D'AMOUR

           Souvent, les lettres d’amour sont bien encloses dans une valise, comme si elles se préparaient au voyage. Un voyage au pays des souvenirs. Le temps ressusciterait-il si nous feuilletions ces rêves de papier ?          Ils furent la vie, le bonheur, des souffrances aussi. Présences, absences, éclats de rire, larmes véhémentes, éloignement, retours passionnés, accord profond tissé jour après jour, tout renaît. « Parce que tu... [Lire la suite]
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mardi 29 juillet 2014

MELI-MELO

            (Dans une douzaine de mots sans lien apparent, nous devions en choisir deux et construire une courte phrase sur un feuillet que l’on passait ensuite à sa voisine.  Elle devait développer la phrase, donner ce texte à la suivante qui continuerait avec ses mot.Et ainsi de suite. Le résultat:  un récit à plusieurs mains quelque peu farfelu ! Le voici. XXX           « Rossignol, raconte l’origine du... [Lire la suite]
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dimanche 27 juillet 2014

FEMMES ET FLEURS

Les artistes ont toujours aimé les femmes et les fleurs, chacun à sa façon. Voici quelques-uns de leurs tableaux...                                                                              ... [Lire la suite]
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vendredi 25 juillet 2014

LE DROIT D'OUBLIER

         (La consigne des "Impromptus" nous donna pour thème: "Le droit d'oublier". Il me parla aussitôt, je l'écrivis d'une traite. Sans doute touchait-il un endroit sensible et longtemps refoulé)  XXX      J’ai le droit d’oublier la curieuse sensation de mal-être quant, à l’école  primaire, je compris que j’étais la fillette pauvre reçue par charité et que les élèves, soudain, regardèrent d’un autre œil. J’ai le droit d’oublier comme je rembarrai à 15 ans, mon... [Lire la suite]
mercredi 23 juillet 2014

PETITS METIERS PERDUS

           Autrefois, quand je m’aventurais à ouvrir le balcon, toute la ville venait à moi, multicolore et ronronnante. Je connaissais des chiffonniers l’appel dans le matin, la longue voix stridente d’une acheteuse de greniers, et j’entendais rouler sur les pavés la charrette tirée par un gros chien. Chaque mercredi, la flûte discordante d’un chanteur des rues éveillait ma pitié et me crispait les nerfs. Son répertoire ne changeait pas d’une note, fausse  la plupart du temps ;... [Lire la suite]
lundi 21 juillet 2014

LA BOITE A SURPRISES

 ‘Samedidéfi” nous avait priés d’ouvrir notre “boîte à surrises”. Voilà qui est fait. ------------   Dans ma boîte à surprises il n’y a rien. Ou du moins rien qu’on puisse voir à l’oeil nu. Et pourtant elle déborde d’ides folles, d’impalpables souhaits, de grands rires heureux, de grands chagrins solitaires, de petites voix gaies et de rondes enfantines.  Ma boîte à surprise est, à vrai dire, invisible. Elle est fille de la pensée, et qu’y a-t-il de plus invisible que la pensée? On ne la voit pas, on ne l’entend... [Lire la suite]

vendredi 18 juillet 2014

LE VASE

         J’ai là, sur un coin du bahut, un vieux vase rustique étoilé de couleurs. J’aime, sous l’abat-jour, son profil rebondi et l’éclat discret de son émail bistré, lorsqu’aux soirs de printemps je m’attarde à la rêverie.          Cette antique poterie, je n’ai pas besoin de fermer les yeux pour évoquer celui qui m'en fit don. Il était timide comme un collégien. Pourtant, nous avions vécu une enfance commune, main dans la main, nous polissonnions au... [Lire la suite]
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jeudi 17 juillet 2014

EN CE TEMPS-LA

  .        Confusément, s'échappent de mes souvenirs de longues silhouettes aux jupes courtes, aux petits chapeaux cloche enfoncés jusqu'aux yeux, et soudain remplacées par d'autres longues silhouettes en robe de bal, l'aigrette au front, le fume-cigarette à la main. J'entends la musique syncopée, je vois des messieurs en  plastrons et guètres blancs, où suis-je?...Je suis dans ma toute petite enfance, celle d'où surgissent des images sans vrai décor pour m'aider à les situer, des images d'une... [Lire la suite]
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mercredi 16 juillet 2014

LE SOIR DESCEND...

      (Tableau de Henri Le Sidanier)   L’appel échevelé d’un sansonnet m’atteint Et la harpe du vent entraîne sa chanson Comme un pétale pourpre au détour du chemin Une plume, un aveu, un amour, un prénom.   Est-ce déjà l’été ?  Le chant d’un violon Vibre son lamento devant la roseraie Le ciel qui s’amarante  me dit oui me dit non Quel est ce voltigeur qui hante la hêtraie ?   Les contours estompés du parc  en leur mouvance Dessinent des halos de lune enamourée ... [Lire la suite]
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lundi 14 juillet 2014

SAINT FRUSQUIN

           Certains mots sont comme nous : ils ont un passé, un présent, une fin. On ignore leur date de naissance, on les croise dans une conversation, ils nous restent en tête, on les  retrouve  soudain dans le discours d’un ami, le présentateur du Journal de 13 Heures l’utilise tout naturellement, les medias s’en emparent, voilà, ils sont installés et vont vivre leur vie.          « Bidule », par exemple, eut son heure... [Lire la suite]
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