Cahier du Soir

Au soir de ma vie, j'écris mes souvenirs, des réflexions, des rêves, des poésies.

29 septembre 2009

ADIEU AU SOLEIL

L’appel inconsolé du vent dans la ramure
Me murmure pourtant que l’été est au Sudsun5
Que le soleil tressaille
Et vibre et tourbillonne
Le mandarin doré connaît la canicule
Mais le soleil pour moi est un peu funambule

Il invente des tours à faire pâlir d’envie
L’Arlequin au pied fin sur son fil argenté
Qui danse dans le soir
Eclairé de lampions
Le soleil comme lui scintille et disparaît
Laissant mon cœur hagard comme un lion sans rets

Le voici ! Le voilà ! Non ! Il se cache encore
La fontaine roucoule et le soleil s’y noie
Je l’ai perdu, voyez,
Sous les arbres il se coule
Il s’aplatit si fort que personne ne voit
Qu’il nous a dit adieu et ne reviendra pas.

LORRAINE

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30 juillet 2009

PUISQUE VOUS PARTEZ EN VOYAGE...

    Il me revient cette petite merveille de chanson où la voix acidulée de Mireille alternait avec celle de Jean Sablon . J’imaginais, oh ! oui, comme j’imaginais ! ce quai de gare et  ce visage pointu de jeune femme sous le chapeau cloche incliné sur le front et ce jeune homme en cravate élégante, les cheveux lustrés vers l’arrière.

     Un couple, comme on l’imagine à 13 ans, un couple d’amoureux beaux, fervents et tendres, délicats et sincères, où rien n’égratigne, où rien ne blesse, où tout sera lumineux, toujours, toute la vie. Aussi loin que peut l’imaginer la petite fille de 13 ans, bercée depuis toujours par des chansons d’amour  psalmodiées  par les artistes de l’époque.

    Puisque vous partez en voyage
    Puisque nous nous quittons ce soir
    Mon cœur fait son apprentissage
    Je veux sourire avec courage...

 
    Ce duo où se répondaient des accents de plus en plus déchirants, me chantait à l’oreille, le soir pour que je rêve.  Sait-on comment les petites filles de ce temps-là croyaient à l’amour ? A un amour violent,  imprévu, rencontré par hasard et qui se révèle à l‘instant ! Un amour non précédé d’amourette, un seul amour , LE seul amour !
Quel  climat magique, quelle naïve crédulité ! La chanson à elle seulejonfosse4563am3 imprégnait nos sensibilités ferventes...et celles qui se trompèrent d’inconnus  souffrirent d’un mal difficilement consolable. Mais les autres furent heureuses, bercées par la certitude que les chansons ne se trompaient jamais. Et elles firent en sorte que ce soit vrai...


    Le bruit s’est insinué jusque dans les chansons. Comment voulez-vous qu’aujourd’hui les jeunes filles qui partent en voyage entendent encore l’aveu soupiré dans le brouhaha les hauts-parleurs ?...Et, surtout, qu’elles y croient ?

PASSANTE

Cette très belle photo est empruntée au site cliketclak.skynetblogs.be (quai de gare Jonfosse - Liège)

 

Posté par incarnat à 19:20 - LE BONHEUR DU JOUR - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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12 novembre 2008

DONNEZ-MOI VOTRE MAIN


Donnez-moi votre main
Que j’y mette la mienne
Donnez-moi vos yeux bleus
Et lisez dans les miens

Donnez-moi le secret
De nos heures pareilles
Donnez-moi le reflet
Du bonheur camaïeu

Donnez-moi le matin
De la nuit aérienne
Donnez-moi votre main
…Puisqu’on se dit adieu

LORRAINE

aurevoir

Posté par incarnat à 16:15 - POESIE - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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