25 septembre 2009
AUTOMNE D'AUTREFOIS
Lorsque le ciel descend derrière les toitures
Et qu’un oiseau tardif chante un solo mineur
Je sens venir l’automne qui déjà me torture
Des souvenirs volés à mon ancien bonheur
Je revois les sentiers de la forêt voisine
Le ruisseau clapotant, le kiosque déserté,
L’étang immense et nu dont la berge s’incline
Vers la barque endormie comme le bel été
Un parfum de bois sec me rappelle l’ivresse
De septembre mourant dans la douceur du soir
Le contour indécis d’un chemin de traverse
Me conduit au vieux banc où je reviens m’asseoir
L’automne somptueux me raconte à mi-voix
Notre histoire d’amour dont il a souvenance
Je me sens apaisée puisqu’il parle de toi
Puis je rentre chez nous écouter le silence.
LORRAINE
13 août 2009
NOUS SOMMES HEUREUX...
Où vont les pensées du jour quand le soir descend ? Où vont les projets ébauchés, les mots échangés, le silence perçu ? Nous croyons guider notre vie, mais nous ignorons que notre vie est tissée de ces instants creux ou volages, qui n’ont pas grande importance mais sont, inexorablement, le temps qui passe.
Parfois, un grand bonheur semble un tout petit rien .Nous ne savons pas toujours quel est le visage du bonheur. Il s’amuse à porter des masques, il ressemble à une langueur d’été, ou soudain a la vivacité d’une chanson entendue. Nous vivons l’instant comme s’il était normal ; et pourtant, nous pouvions refuser cet abandon du corps au sommeil ou fermer notre fenêtre pour repousser les échos du refrain. Oui, j’appelle ces moments fugaces « un grand bonheur ». Car ils contiennent une part de joie, une part d’abandon, une part de paix. Ils sont lisses et permettent ce tête-à-tête avec soi-même où la lucidité devient claire comme une étoile allumée.
Et même si nous ne mettons aucun mot sur cet état de grâce menu mais ineffable, nous sommes heureux, sans le savoir...
PASSANTE
21 juillet 2009
KALEIDOSCOPE
Dans le théâtre de ma joie
Il pleut du soleil et des fleurs
La vie est-elle un fil de soie ?
Je ne sais pas, je ne sais pas !
Dans le music-hall du bonheur
Le trapèze oscille et menace
Dis-moi, l’amour parfois se lasse ?
Ne le dis pas, ne le dis pas !
Dans le dernier round des adieux
C’est le désespoir qu’on assomme
On s’en relève si on peut…
Nous le savons mieux que personne
LORRAINE 
