17 février 2009
LA PLUIE EST UN PERSONNAGE
Le pluie ne m’inspire pas. Non qu’elle me déplaise, mais je n’entends entre les gouttes qu’un chantonnement monotone et long de tant et tant d’années ! Oui, je fais un effort pour parler d’elle et il est vrai qu’elle peut être mielleuse comme une invite détournée, perlée comme un collier s’égrenant de branche en branche, cinglante comme la colère, étonnée contre la vitre qui lui claque au nez, doucereuse avant de devenir averse, solitaire sur un chemin de campagne, dure et douloureuse en compagnie de l’orage ou benoîte et bienvenue à petits bruits un soir torride d’été.
La pluie est un personnage. Elle accompagne volontiers les fêtes nationales et les enterrements. Elle s’incruste comme un visiteur indiscret alors qu’on attend le soleil avec impatience. Elle agonise longuement certains printemps belges et brusquement inonde les rigoles, les caves, les abords des fleuves et rivières à qui elle se mêle, se jouant de nous.
La pluie romantique existe aussi. A deux sous un parapluie, c’est gai et tendre. A trois sous un balcon abrite à peine. A quatre en plein champ dégouline jusque dans le cou.
Et seule, derrière le carreau de la voiture, la pluie suinte d’ennui. On s’y fait ; Comme disait Annie Cordy en terminant une de ses émissions : « En Belgique, s’il ne pleut pas aujourd’hui, c’est qu’il a plu hier ou qu’il pleuvra demain »...
On dit aussi : « S’il pleut à la St Médard, c’est parti pour quarante jours ». Sauf si St Barnabé, à quelques jours de là, se hâte d’apporter le soleil. Mais Saint Barnaba est paresseux et distrait.
Je vous le demande : A quel saint se fier ?...
PASSANTE

Pluie lointaine (shollouam - Flickr)
13 février 2009
IMAGINAIRE

Viens, entre donc, c’est la boutique
De ma p’tite amie Véronique
Elle vend de beaux papiers de soie
De la poudre et des falbalas
Ses tissus sont un peu magiques
Voici du vert pour ta tunique
Ses crayons dessinent tes yeux
Comme il te plaît, dorés ou bleus
Dans sa boutique j’ai trouvé
Des perles pour mes longs colliers
Des coussins turcs pour ma paresse
Et des livres de poétesses
Je furète dans sa boutique
En mes heures mélancoliques
Et si j’en reviens apaisée
C’est parce que je l’ai inventée
LORRAINE
22 janvier 2009
IMAGINAIRE
Viens, entre donc, c’est la boutique
De ma p’tite amie Véronique
Elle vend de beaux papiers de soie
De la poudre et des falbalas
Ses tissus sont un peu magiques
Voici du vert pour ta tunique
Ses crayons dessinent tes yeux
Comme il te plaît, dorés ou bleus
Dans sa boutique j’ai trouvé
Des perles pour mes longs colliers
Des coussins turcs pour ma paresse
Et des livres de poétesses
Je furète dans sa boutique
En mes heures mélancoliques
Et si j’en reviens apaisée
C’est parce que je l’ai inventée
LORRAINE

