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LE CAHIER DU SOIR de LORRAINE
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28 juillet 2009

AH! LES BELLES CHAUSSETTES!...

    En 4ème année primaire, nous allions nous initier au tricot. Oh ! joie. Je me voyais déjà manipulant avec amour des laines rouges, bleues, douces aux doigts, et confectionnant un bonnet pour ma poupée Muguette ou, peut-être, un petit paletot ?

    Pas de ça, Lisette ! Une bonne laine beige solide,280px_Poup_es_de_collection_2 quatre aiguilles fines et en avant la musique ! Vingt-cinq petites filles de dix ans tricotèrent des chaussettes pour elles-mêmes, à l’époque où on portait des bas trois-quarts. Hideuses, échappant à mes mains distraites, les mailles se sauvaient par un bout alors que je m’efforçais de conserver les points qui restaient à l’autre. Je me souviens méli-méo de remontrances, d’explications patientes, de regards navrés, de mauvais points et finalement d’abandon pur et simple de la maîtresse qui en avait plus qu’assez de cette élève incapable !

    Je me suis souvent demandé par quelle aberration têtue on s’obstinait à nous inculquer les éléments du tricot pour des chaussettes qu’adultes jamais aucune de nous n’oserait tricoter pour son époux ou son enfant ! L’enseignement avait de curieux détours pour nous préparer à notre rôle d’épouse et de mère ! non que je sois rétive aux « travaux manuels ». Mais tout était dans la façon. A quatorze ans, nous descendions dans une avenante cuisine-cave où Sœur Thérèse, manches retroussées, nous initiait à l’art de la soupe aux tomates, des speculoos, des biscuits à la cuiller ! Miracle : on pouvait parler ! Et on s’en donnait à cœur joie.

    J’ai toujours été une piètre cuisinière, mais les souvenirs que je garde des cours de cuisine sont frais et chantants ! Dans la poche de notre cache-poussière blanc, on cachait les paroles du dernier refrain à la mode et on les passait à la voisine. On chantonnait à mi-voix ; Sœur Thérèse faisait la sourde. Elle n’entendait ni « Quand je te tiens, là, sur mon cœur ... » ni « Parlez-moi d’amour, redites moi des choses tendres... ».

    Et si elle les entendait, qui sait, ils lui rappelaient peut-être des souvenirs d’un autrefois définitivement enfoui ?

PASSANTE


Photo Wikipédia: pourpées anciennes.
 

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Commentaires
L
Bonjour à toi, tu as aimé coudre et faire de la pâtisserie. J'étais très maladroite dans les deux branches. Mais je reconnais que, choisis avec compétence, ces cours donneraient aux jeunes d'aujourd'hui des bases bien agréables qui donnent de la chaleur au foyer. Bon dimanche, chère Marie.
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M
Pas de leçons de tricot pour moi (dommage d'ailleurs) mais de couture en cm1 et cm2 et puis plus tard, en 6e, de pâtisserie. Je regrette que de tels cours ne soient plus donnés. Bonne soirée Lorraine
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L
Comme je te comprends! Alors qu'on pouvait tricoter un chandail, une écharpe multicolore, un gilet classe, un béret anglais, des gants luxueux, une liseuse pour les soirs froids, un bonnet amusant...Mais des chaussettes! Pourquoi cette obsession bienséante chez nos institutricees et nos aiëules? Je n'ai as la réponse...Je t'embrasse, sois heureuse dans ta famille retrouvée, à bientôt,
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P
Bonjour Lorraine, un petit bonjour en passant vite fait car je suis loin du net en ce moment, très occupée et heureuse ! mais je pense à toi...<br /> Un jour, alors que j'étais jeune mariée, j'ai dit à ma Mémé "apprends moi à tricoter, j'ai envie de réaliser quelque chose pour D. Mais quelque chose de simple pour débuter..."<br /> En guise de facile, elle m'apprit à tricoter des chaussettes ! j'en ai fait quelques paires mais qu'est-ce que j'en ai bavé ! Par la suite, je n'ai pas recommencé :))<br /> Je t'embrasse, à bientôt.
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L
Nous avons apparemment toutes appris le tricot et la couture...souvent contre notre gré! je me demande en quoi c'étit utile en primaires. Par contre, les adolescenes qui choisissaient en secondaires la section "Couture" sohaitaient pour la plupart en faire une profession. C'est très différent! Bises, cère Christina et bon week-end.
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