21 décembre 2012
LA CHANSON DE MORGANE
L’ombre bleue de l’arbre torture
Les branches drues dans le soleil
L’été se meurt et la verdure
Se prépare à tous les sommeils
Nul ne passe plus sur la rive
Où hier chantait le berger
L’étang s’en va à la dérive
Le jour s’est à peine couché
Où es-tu toi qui me disais
Les mots d’amitié passagère
Tes bras pressés me désiraient
Mais d’amour tu ne parlas guère
L’automne à petits pas arrive
Nous avons perdu à jamais
Ce lien ténu comme une esquive.
Tu n’as pas su que je t’aimais.
LORRAINE
Tableau Albert von Keller
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